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Un peu d'histoire

Le lac de Vassivière c'est près de 1 000 ha d’étendue d’eau.

A la fin des années quarante, débute la période des Trente Glorieuses voyant les besoins en énergie des Français s’accroître. Afin d’alimenter la région en électricité, EDF décide d’utiliser cette cuvette formée par le bassin supérieur de la Maulde, affluent de la Vienne, pour créer un lac et construire une usine hydroélectrique.

Le lac, situé à une altitude moyenne de 650 m, constitue une réserve d’eau de 106 millions de m3. Mais la Maulde, petite rivière du plateau de Millevaches, n’offre pas d’apports suffisants pour assurer le fonctionnement d’un tel projet. Un réseau de barrages, canaux et galeries souterraines s’avère alors nécessaire pour dériver partiellement le débit de plusieurs cours d’eaux voisins, remplir ainsi le Lac de Vassivière et assurer la rentabilité énergétique du projet. Si une quinzaine de foyers, ou « feux » comme on dit ici, se sont éteints lors de la mise en eau du lac de Vassivière, des centaines d’autres se sont allumés. L’énergie des hommes de ce pays s’est concentrée pour le faire vivre et pour le partager. En 1965, les communes périphériques du lac ont décidé de se regrouper « afin de l’offrir au plus grand nombre sans que personne ne puisse garder pour lui tout seul, un bien commun à tous ».

  

Le saviez vous ?

  • La mémoire des lieux qui sont restés sous le lac est gravée sur une oeuvre réalisée par Bernard CALET, dans le parc de sculpture du Centre International d’Art et du Paysage.
  •  Le volume d’eau du lac - 106 millions de m3 est équivalent à 36 600 piscines olympiques ! 
  • La production d’électricité annuelle moyenne  de l’usine du Mazet est équivalente à la consommation annuelle d’une ville de 40 000 habitants (Brive)

Pour en savoir plus, rapprochez-vous de l'Office de Tourisme du Lac de Vassivière

 

Après la seconde guerre mondiale

Les besoins en énergie s’accroissant avec le développement industriel, la situation du Massif central attire l’attention du gouvernement de l’époque. Le plateau de Millevaches culmine à 980 m. Il s’agit d’une grande zone avec des parties bombées et de larges dépressions où on trouve des marécages et des tourbières ainsi que le laisse deviner l’étymologie du nom de Millevaches.

L’observation du réseau hydrographique confirme bien ce nom, puisque la Creuse, le Taurion, la Maulde, la Vienne, la Vézère, la Corrèze, la Luzège, la Triouzoune, la Diège y prennent naissance. C’est ainsi qu’en 1946, les travaux débutent pour la construction de la chute d’eau* de Peyrat-le-Château sur la Maulde en rive gauche. La centrale sera mise en service en 1951. Si la Vienne se prêtait mal à un aménagement en raison de sa vallée étroite et encaissée, la Maulde, par contre, coulant dans une vallée plus large, offrait aux environs de Vassivière une possibilité exceptionnelle d’accumuler une réserve d’eau de 106 millions de m3 et d’une superficie de 1 000 hectares.

Le Lac de Vassivière est considéré comme un lac de plus de 1000 ha selon le rapport d’avril 2014 du Conseil Général de l’Environnement et du Développement Durable et par l'instruction du Gouvernement de février 2016 sur le champ d’application territorial du volet urbanisme de la loi littoral . Les calculs de superficie sont effectués selon la limite des eaux les plus hautes.

 

Un des plus grands lacs artificiels de France

Pour venir gonfler les apports en eau dans la retenue de Vassivière, alimentée essentiellement par la Maulde, et pour assurer un remplissage convenable, 3 aménagements complémentaires ont été construits sur la Vienne et sur deux de ses affluents, la Chandouille et le Dorat. Il s’agit des barrages de Faux-la-Montagne, de Servières et de Chammet. De la même façon, une dérivation supplémentaire a été créée sur le Haut-Taurion depuis le barrage de Lavaud-Gelade.

Entre 1910 et 1963, se sont construits 21 barrages hydroélectriques que les différentes rivières traversent sur 300 km avant de se rejoindre non loin de Châtellerault dans le département de la Vienne. Le plus ancien est l’aménagement de Bussy sur la Vienne qui avait été construit pour fournir l’électricité à la Compagnie de Chemin de Fer de la Haute-Vienne.

Aujourd’hui, le barrage de Vassivière et la centrale du Mazet à Peyrat-le-Château font partie d’une vaste chaîne d’équipements de production hydroélectrique indispensable à la fourniture d’électricité régionale.

La production annuelle moyenne correspond à l’alimentation en électricité d’une ville de 40 000 habitants (environ l’équivalent d’une ville comme Brive) et permet d’éviter l’émission de 83 000 tonnes de CO.

 

Environnement

L’eau retenue dans les barrages est une ressource précieuse qui sert à d’autres usages que la production d’électricité. C’est pourquoi EDF est impliquée dans les instances de concertation pour une gestion solidaire et équilibrée de la ressource en eau, afin de concilier les usages au bénéfice de tous les acteurs de l’eau :

  • le développement du tourisme local en partenariat avec le Syndicat « Le lac de Vassivière » : aménagement des plages, service de transport type bateau-taxi gratuit, aménagement du sentier de rives, implantation d’appontement…
  • la préservation du milieu naturel,
  • la sauvegarde des chauves-souris et espèces protégées hébergées dans certains barrages hydroélectriques,
  • les sports nautiques et les loisirs : canoë-kayak, aviron, navigation de plaisance.

En période estivale, la retenue est maintenue à un niveau offrant un plan d’eau permettant ces activités nautiques

 

Vassivière en quelques chiffres

Le lac de Vassivière

  • Mise en eau entre fin 1949 et juin 1951
  • Près de 1 000 ha d’étendue d’eau (14e lac artificiel de France)
  • 106 millions de m3 d’eau

Le barrage

  • Construction entre fin 1946 et 1950
  • Type de barrage : poids rectiligne
  • 32,9 m de hauteur
  • 233 m de crête
  • 2 vannes clapets automatiques (évacuateurs de crues)

 

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